De dirigeant à bien plus : le cap franchi par Franck Wiacek

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Franck Wiacek

Diriger une Activité (DUA)

Dirigeant confirmé d’une équipe de 180 personnes actuellement, Franck Wiacek ne s’était jamais projeté dans un rôle de « patron d’entreprise ». Jusqu’au moment où l’élargissement de ses responsabilités et les attentes de son organisation l’ont amené à questionner sa posture. En rejoignant le programme Diriger une Activité (DUA) d’emlyon business school, il a fait le choix de prendre de la hauteur pour franchir une étape clé de son parcours. 

D’ingénieur à dirigeant

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Franck Wiacek , alumnus d'emlyon business school

Pendant longtemps, Franck Wiacek s’est défini comme un ingénieur. Un professionnel attaché au concret, aux réponses applicables, à l’impact mesurable. «Je pensais être voué à des métiers techniques », confie-t-il. Mais, très rapidement, la suite de son parcours lui a pourtant ouvert d’autres perspectives.

Originaire du nord de la France, il se forme à l’ESA d’Angers (49) pour devenir ingénieur après un BTS à Pierrefonds (60), avec un parcours déjà hybride, mêlant études et immersion professionnelle. Il débute chez Rhône-Poulenc, devenu Bayer, avant de rejoindre ARVALIS - Institut du végétal, organisme de référence en recherche appliquée pour les grandes cultures. Un environnement en cohérence avec son engagement initial : mettre la recherche appliquée au service de l’agriculture française, des agriculteurs et des filières.

Chez ARVALIS, Franck Wiacek découvre progressivement un autre terrain d’expression. D’abord responsable de petites équipes, il voit son périmètre s’élargir au fil des années. De moins de dix collaborateurs, puis 50, puis près de 200 aujourd’hui, répartis sur 26 stations de recherche à travers la France. Une organisation décentralisée, ancrée dans les territoires, au plus près des réalités agricoles, très différentes selon les territoires, les sols et les cultures.

« Ce que j’aime, c’est faire grandir les gens. Et produire des réponses utiles, utilisables et utilisées », explique-t-il. Le management devient central dans son quotidien. Non comme une fonction théorique, mais comme un levier au service des filières agricoles. « On ne cherche pas pour chercher. On se doit trouver », rappelle-t-il.

Quand la question du “comment diriger plus grand” se pose…

Après plus de 20 ans de management, une nouvelle étape se dessine. Franck Wiacek est identifié par ses pairs comme un profil à potentiel pour des fonctions de direction générale. Lors d’échanges menés avec un cabinet RH externe, un point apparaît clairement : « J’avais pratiqué la stratégie, participé à des projets structurants comme des fusions acquisitions. Mais je n’avais jamais été formé à la finance pour gouverner et modestement à la stratégie d’entreprise ». Il lui manque alors une lecture globale de la performance de l’entreprise, qu’elle soit économique, sociale ou environnementale, une capacité à piloter une activité dans sa totalité, à arbitrer et à décider sur des enjeux macro-économiques.

La décision est prise de se former, sans mettre son activité professionnelle entre parenthèses. Avec l’aide de son entreprise, il identifie le programme Diriger une Activité (DUA) d’emlyon business school. Ce choix s’impose rapidement, notamment pour l’équilibre proposé entre stratégie, finance et leadership. Et la possibilité de suivre ce programme, en même temps que son activité professionnelle, à Paris.

Une formation exigeante, pensée pour les dirigeants en activité professionnelle

Pendant 8 mois, Franck Wiacek suit donc la formation certifiante DUA sur le campus parisien d’emlyon. Une première pour lui : une formation longue, dense, menée en parallèle d’un poste à haute responsabilité. « Le travail ne s’arrête pas. Il faut être lucide : l’investissement personnel est important. »

La promotion est restreinte : sept participants, issus d’univers professionnels très différents. « Une vraie chance », souligne Franck Wiacek. Cette configuration renforce l’expérience. « On confronte nos façons de penser, nos réflexes, nos certitudes. Cela oblige à adopter une vision plus globale, de concilier aussi. »

Les modules s’enchaînent avec une montée en puissance progressive : stratégie, finance, leadership, gouvernance… jusqu’au business game final. Avec une constante : l’ancrage dans le réel. « On travaille sur nos propres problématiques d’entreprise, avec de vrais chiffres, de vrais enjeux. »
Le codéveloppement est un élément essentiel du programme : chaque participant aide l’autre à avancer sur sa problématique. L’effet de groupe permet d’identifier clairement et rapidement les leviers pertinents. « Aider un pair à avancer sur sa problématique, accepter le regard des autres sur la sienne : c’est extrêmement formateur », confirme Franck Wiacek.

Une pédagogie vivante et adaptable

Au-delà des contenus, Franck Wiacek retient la posture d’emlyon. « Les intervenants sont des entrepreneurs, des dirigeants. Ils ramènent les contenus pédagogiques à des situations vécues. » Lorsque certains modules nécessitent des ajustements, la pédagogie évolue rapidement. « On sent que l’on est dans une institution qui fonctionne comme une entreprise. La satisfaction des participants est réellement prise en compte. »

Il prolonge l’expérience à Lyon à l’occasion d’électifs consacrés au leadership et à l’innovation dans un monde en rupture. L’opportunité de croiser d’autres promotions, d’élargir son réseau et de confronter encore davantage ses pratiques. 

Revenir transformé, et immédiatement opérationnel

À son retour en entreprise, Franck Wiacek applique sans attendre. Lecture des comptes, hiérarchisation des indicateurs de performance, nouvelles méthodes de collaboration au sein du comité de direction. « C’est action-réaction. On apprend, on applique. »

Même si le poste de directeur général ne s’est pas concrétisé dans l’immédiat, la dynamique est enclenchée. « DUA m’a permis de prendre de la hauteur, de sortir du quotidien, d’ouvrir mes chakras. On revient fatigué physiquement, mais dans une forme olympique intellectuellement. »

Une chose est sûre : devenir dirigeant ne tient pas à un intitulé de poste. C’est un changement de posture, qui suppose parfois de reprendre les fondamentaux… pour mieux assumer la suite.