emlyon lance avec Terres Inovia une Chaire de recherche pour soutenir les transitions des marchés agricoles
Dans le cadre du plan de souveraineté industrielle et technologique « France 2030 », emlyon business school et Terres Inovia - institut technique agricole – lancent une nouvelle Chaire de recherche. Cette Chaire s’intègre dans un projet sur la souveraineté de la France en matière de production nationale de protéines végétales (lentilles, pois chiches, etc.) à des fins d’alimentation humaine et animale, réduisant ainsi la dépendance aux importations.
La souveraineté protéique au cœur des priorités de France 2030
La Chaire s’inscrit dans un projet global porté par un consortium de partenaires et piloté par Terres Inovia, institut de recherche et d’innovation pour la production et la transformation des oléagineux, des légumineuses à graines et du chanvre. Le projet vise à développer la souveraineté française en matière de production de protéines végétales. Cela passe notamment par une transformation profonde des process de production et des métiers. Le projet vise à accompagner l'évolution de toute la chaîne agricole en développant des programmes de formation destinés aux particuliers (des lycéens aux experts métiers en passant par les agriculteurs ou les conseillers techniques) mais également aux entreprises.
La recherche pour analyser la pérennité économique des programmes de formation des entrepreneurs du vivant
Parmi la vingtaine de partenaires mobilisés, emlyon est la seule business school associée au projet. Le rôle spécifique de la chaire de l’École, intitulée « Transitions et évolutions des marchés agricoles » est d'analyser la pérennité économique des programmes de formation développés dans le cadre du projet.
Dans le détail, la Chaire repose sur quatre piliers principaux :
Études de marché : analyser le volume potentiel d'apprenants et segmenter les publics pour les formations (formation initiale, continue…)
Analyse des revenus et coûts : Identifier les sources de revenus (ventes de formations, financements publics) et évaluer les coûts (immobiliers, formateurs).
Modélisation économique : créer des modèles de rentabilité (cash-flow, point mort) afin de garantir la viabilité des programmes lorsque les subventions publiques cesseront, au terme des cinq premières années.
Propriété intellectuelle : définir la répartition de la valeur et les modalités d'utilisation des ressources pédagogiques mutualisées entre partenaires
L’objectif est d’adapter les formations aux besoins du marché grâce à un travail de recherche mené par deux professeurs-chercheurs de l’École : Verena Gruber (professeure de marketing) et Benoît Chevalier-Roignant (professeur de finance).
Terres Inovia, partenaire de confiance de l’École
Cette implication de l’École dans les problématiques agricoles s’appuie sur l’expertise des professeurs-chercheurs de la Faculté dans le domaine et s’inscrit dans la lignée de collaborations avec Terres Inovia au sein de différents dispositifs pédagogiques, depuis 2022. L’Institut technique agricole a ainsi participé au concours d’innovation « Transforming Early Makers » en tant qu’expert agroalimentaire, tuteur et membre du jury. Depuis 2024, il est également sponsor du Grand Concours PCE (Projet Création d’Entreprises), à destination des étudiants du Programme Grande École, leur permettant de travailler sur un projet d'innovation autour de la protéine végétale.
Le lancement de cette chaire avec notre partenaire Terres Inovia illustre parfaitement la mission première de l’École : placer l’excellence de sa formation au service de la transformation des organisations et mettre la production de connaissances scientifiques au service de la société et du monde économique.